Prologue-La Maid qui a volé mon âme

La pluie tombait si abondante que des ruisseaux se formaient au bord de la route alors que le cliquetis répété des impacts des gouttes jouait une triste mélodie.

Cet endroit était vide, Akihabara habituellement si pleine et débordante de vie était devenue une ville fantôme ; ses imposants immeubles s’alignaient des deux côtés de la célèbre Chuo-Dori, leurs vitres étaient brisés, des débris de béton s’étaient détachés de leurs corps meurtris, la décadence du temps les avaient amoindris.

Les enseignes aux couleurs vives, qui attiraient jadis les regards de la clientèle, présentaient des couleurs passées, des couleurs mortes et froides.

Les musiques et slogans qui étaient autrefois émis devant les magasins avaient laissé place à un silence mortuaire et à la triste mélopée de la pluie.

C’est au milieu de ce monde qui avait connu la Fin qu’une fille dansait en tournant sur elle-même.

Ses pieds légers virevoltaient entre les débris de béton et les éclats de verre, sa jupe noire au bords en dentelles blanches se levait et traçait une courbe autour d’elle, alors que ses jambes fines et fragiles enveloppées dans de fins collants blancs offraient au regard un spectacle magnifique.

Au niveau de sa taille fine, un tablier blanc avec diverses dentelles et rubans était noué par-dessus cette robe noire si caractéristique ; il s’agissait-là d’une maid.

Ses bras étaient écartés et tournaient en même temps que le reste de son corps, des bracelets constitués de fines dentelles blanches se trouvaient à ses poignets, sa peau était blanche comme la neige et aussi douce que la soie.

Alors que le champ de vue s’arrêta sur son visage, la fille arrêta de danser et se tourna son regard.

Son visage était tellement magnifique que les mots étaient incapables de le décrire, mais ses yeux était emplis d’une tristesse sans fin ; des larmes coulaient le long de ses joues alors qu’une voix irréelle quitta sa gorge délicate :

« Réveille-toi, Yuuma. »

Lire la suite – Chapitre 1